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15.2.15

POURQUOI l'amour meurt ? (4) De très mauvaises habitudes...

Nous avons voulu aimer et voici que le feu s'éteint, progressivement mais sûrement. Comme nous l'avons vu précédemment, il se déséxualise à cause du tabou de l'inceste que nous avons intégré enfant et qui était le ciment de la famille (Pour comprendre pourquoi, voir les liens en bas de page). C'est en effet dans un contexte non sexué que le lien est le plus stable, non soumis au gré des passions.
Mais nous voulons l'amour et nous avons raison.
Comment donc cet état de désamour, surtout après une naissance d'enfant, envahit-il le couple ? 
Rappelons qu'être amoureux est un moment exceptionnel dans une vie, alors que l'amour en famille (vécu ou espéré) est ce que nous connaissons.
Le problème réside dans la façon que nous avons d'exprimer notre amour. 
Avez-vous remarqué comment nous le manifestons ? (Lire la suite)

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11.11.14

Pourquoi l'amour meurt ? (2) La force de la mémoire

Chose promise, chose due, me voici pour une nouvelle leçon sur l'amour.

Mon Œdipe vient m'embrouiller dans ma relation amoureuse ? Déjà entendu !
Certes.
Reprenons tout de même...
Les fautifs de cette exaspération des mémoires de l'enfance sont les vestiges de notre vécu de tout-petit : la sensation d'un lent écoulement du temps, notre curiosité, notre petitesse et à la fois l'intensité de nos expériences, notre dépendance, la prévalence des émotions...
Révolte ! Pourquoi les mémoires de l'enfance sont-elles aussi importantes, aussi envahissantes ?
Nous aimerions être libre, vivre notre vie d'adulte en toute liberté.
Pourtant...
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Pourquoi l'amour meurt ?

J'ai envie de remettre un instant ma casquette de psy, d'ethnologue, de philosophe; de théologienne ? De prof en tout cas, pour vous dire, partager ma pensée ! Et pas seulement d'auteure.
30 ans d'observations des couples ! Oui cela s'impose, là, en ce matin brumeux. Quelque chose que je dois partager avec vous. Parler d'amour. Parler du désamour.
Vous savez... Toutes ces questions que nous avons... Pourquoi les contes de fées s'arrêtent-ils lorsqu'ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ? Pourquoi la belle flamme du désir, ce feu passionné, cette incandescence des regards s'estompent-ils dès lors que la vie commune prend forme, et surtout dès lors que les enfants naissent ? Pourquoi ce drame ordinaire ?
Bien sûr il existe des exceptions à cette tragédie banale, et nous les expliquerons; mais cet évènement morbide, cette chute de l'âme s'observe dans la majorité des foyers, avec seulement quelques sursauts de vie et notre lutte pour que des braises l'ardeur renaisse.
Savez-vous que nos ennemis sont la sédentarisation, l'Œdipe et le tabou de l'inceste, le manque d'altérité ?
Je vous les donne en vrac... L'explication s'annonce un peu longue, et nécessite de la méthode, de l'application et je dois rejoindre mes élèves. Alors à demain ! A très vite en tout cas.
Demain nous commencerons par notre premier pilier : notre trop bonne mémoire.

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21.3.11

Problèmes de couple : reproches ou compassion ?

Si chacun voit les fautes de l'autre, comment réagit-on à ses propres fautes ? La façon dont on se traite soi-même, suite à une erreur, semble avoir des conséquences sur l'harmonie du couple. On peut se faire des reproches (attitude autocritique) ou bien avoir une bienveillance, une auto-compassion, envers ses propres errements. Si se critiquer soi-même amène des pensées négatives, jugées néfastes sur le long terme par certains chercheurs, la compassion pour soi-même peut mener à l'auto-indulgence et empêcher de corriger ses erreurs. Toutefois on remarque que la compassion envers soi-même abaisse le niveau d'anxiété et le taux de dépression.
De ces deux attitudes, les chercheurs se sont demandés laquelle était la plus favorable au maintien d'une vie de couple harmonieuse. Faut-il s'auto-critiquer et se remettre en cause à chaque conflit, en ruminant ses erreurs ? Ou vaut-il mieux être tolérant envers soi-même, ce qui pourrait être favorable à une meilleur attitude dans le couple ? Néanmoins, ne pas corriger ses erreurs peut aussi mener à un conflit grandissant.
A travers deux études, une expérimentation et une étude longitudinale sur une durée de 12 mois, auprès de jeunes couples nouveaux mariés et sans enfants, les chercheurs ont mesuré laquelle des deux attitudes étaient la plus propice à la paix des ménages.
Etant donné que chaque attitude pouvait avoir des effets positifs, les chercheurs ont pris en compte un autre facteur, l'application, le fait d'être consciencieux. Ils ont en outre évalué la compassion pour soi-même et la motivation à corriger ses fautes.
Les résultats de l'étude ont amené les chercheurs à des conclusions différentes pour les femmes et les hommes. Les femmes, naturellement plus motivées à préserver leur couple, pour des raisons biologiques et culturelles, auraient intérêt à développer de la compassion envers elles-mêmes, ce qui leur donnerait une plus grande motivation pour corriger leurs erreurs et une plus grande satisfaction dans la vie de couple. 
Pour les hommes, tout semble se jouer autour du fait d'être ou non consciencieux. Les hommes très consciencieux et dans l'auto-compassion étaient plus enclins à corriger leurs erreurs, à faire des concessions, ressentaient plus de satisfaction à la vie de couple et reportaient moins de difficultés. Par contre, les hommes ressentant de l'auto-compassion et montrant une attitude moins consciencieuse de manière générale dans leur vie, rencontraient plus de difficulté à promouvoir une vie de couple épanouie, en ne corrigeant pas leurs erreurs.
Source : Baker, L. R., & McNulty, J. K. (2011). Self-compassion and relationship maintenance: The moderating roles of conscientiousness and gender. Journal of Personality and Social Psychology, doi:10.1037/a0021884