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21.6.11

MAIGRIR OU CESSER DE BOIRE ? APPRENEZ UNE LANGUE !

Craquer pour une barre de chocolat alors que vous êtes au régime, allumer une cigarette après une journée stressante quand vous avez décidé de cesser, et vouloir un verre avant une épreuve, un test, semblent des cas bien différents. Ils ont toutefois en commun un conflit entre la concentration sur un but, et le fait de céder à l'impulsion. Ce sont véritablement deux systèmes du cerveau qui entrent en conflit. 
Le système qui régit l'impulsivité fonctionne de façon rapide, forte, et apprécie les stimuli eu égard à leur couleur affective et suscitant l'action spontanée et immédiate. Ces stimuli provoquent instantanément attraction ou répulsion. 
Dans la poursuite d'un but, le système qui régit l'impulsivité doit être inhibé. Ce contrôle exécutif implique l'attention, la mémoire, la capacité à planifier. Si ce contrôle exécutif est endommagé, l'impulsivité ne peut être dominée.
Les buveurs chroniques d'alcool ont à la fois la capacité d'inhibition et le système exécutif altérés. Si l'abus d'alcool est connu pour endommager ces systèmes, l'inverse est aussi vrai : des facultés cognitives endommagées favorisent l'impulsivité.
Les chercheurs Houben, Wiers et Jansen ont voulu tester ce principe, en posant l'hypothèse que si l'on améliore la mémoire à court terme, les gros buveurs réussiront à réduire spontanément leur consommation.
La mémoire à court terme peut être entraînée et ce renforcement s'est révélé efficace pour traiter l'hyperactivité, le vieillissement, les problèmes de mémoire, et corriger les faiblesses des fonctions exécutives en général.
Les participants, tous de gros buveurs, ont suivi un programme d'entrainement progressif de la mémoire, pendant 25 jours. Ils devaient reporter sur leur fiche de suivi leur consommation d'alcool journalière. Dans la condition de contrôle, les personnes suivait le même entrainement, mais sans aucune progression de niveau de difficulté.
Les résultats se sont révélés prometteurs. Les participants ayant suivi l'entrainement progressif ont réduit spontanément leur consommation d'alcool et ceci encore un mois après la fin de l'expérimentation, et ont vu leur mémoire s'améliorer. La réduction de la consommation d'alcool fut de 10 verres par semaine en moyenne. Ce sont les buveurs les plus impulsifs qui ont le plus bénéficié de cet entrainement.
Alors pour votre régime plage, cesser de fumer ou réduire votre conso d'alcool, tentez l'expérience, apprenez ce que vous avez toujours rêvé d'apprendre sans jamais oser !
Et postez-nous un commentaire un mois plus tard !
Source : Houben, K., Weirs, R., Jansen, A. Getting a Grip on Drinking behavior, training working memory to reduce alcohol abuse. Psychological Science June 2011.
doi:10.1177/0956797611412392

9.5.11

Augmenter sa confiance en soi en se faisant du bien

En thérapie, on peut observer que les personnes avec une faible confiance en soi, ou une confiance en soi instable, deviennent plus sûres d'elles, dès lors qu'elles réussissent à faire un régime, suivre un programme sportif, s'abstenir de boire, de se droguer ou ...arrêter de fumer !
Si l'on pouvait constater ce phénomène et en déduire qu'il y avait effectivement matière à rehausser sa fierté, on découvre aujourd'hui dans une nouvelle étude du Trinity college et de l'institut de lutte contre le tabac de Dublin, que l'arrêt du tabac ne procure pas un simple boost de l'image de soi.
Dans des tests liés au contrôle de l'impulsivité, les chercheurs ont mesuré à l'IRM l'activité cérébrale des non-fumeurs, des fumeurs et des ex-fumeurs. Les fumeurs ont montré une activité réduite, comparée à celle des non-fumeurs, dans la région pré-frontale qui contrôle le comportement, et une activité élevée dans la partie du cerveau qui régit la récompense. 
Là où l'histoire devient passionnante, c'est que les ex-fumeurs ne manifestaient plus d'activité dans la zone du cerveau liée à la récompense et avaient, de plus, une activité accrue, comparés aux personnes qui n'avaient jamais fumé, du lobe frontal lié au contrôle.
Les ex-fumeurs ont donc montré une capacité de volonté plus grande que les fumeurs et non-fumeurs.
En extrapolant, on peut tout à fait imaginer que toute activité, demandant une petite conquête sur soi-même, nous ouvre les portes d'une maîtrise de soi et d'une volonté supérieures à la normale. 
Et pour revenir à ce que l'on remarque en thérapie, il n'est donc pas étonnant de constater qu'une telle victoire sur soi-même soit le seuil d'une nouvelle vie ou d'un nouvel élan pour la personne. Ce que l'on pensait avant n'avoir qu'une valeur symbolique de "Je suis capable de..." est une réalité inscrite dans le corps.
Source : Liam Nestor, Ella McCabe, Jennifer Jones, Luke Clancy and Hugh GaravanDifferences in “bottom-up” and “top-down” neural activity in current and former cigarette smokers: Evidence for neural substrates which may promote nicotine abstinence through increased cognitive control. http://dx.doi.org/10.1016/j.neuroimage.2011.03.054


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